Le syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel

On parle de “SPM” pour désigner le syndrome prémenstruel, qui touche entre 35 et 40% des femmes ! Il n’est pas réservé aux femmes toujours réglées, il apparait aussi en période de préménopause (4 à 10 ans avant la ménopause). 3 à 8% des femmes ont un TDPM (trouble dysphorique prémenstruel) : une forme sévère du SPM.

Qu’est-ce que c’est ? 

On pense souvent aux symptômes physiques, en oubliant que dans sa définition, le SPM contient aussi les symptômes psychologiques et comportementaux qui débutent lors de la phase prémenstruelle ou lutéale du cycle (jusqu’à 7 jours avant les règles, parfois plus!) et s’arrêtent après le début des règles. 

Quels sont les symptômes les plus courants ?  

Irritabilité, troubles de la circulation sanguine, prise de poids, douleurs du bas-ventre, maux de tête, fatigue marquée, seins durs …. 

Quels sont les traitements dits “conventionnels”?  

Les médecins prescrivent parfois un traitement à long cours chez les femmes pour lesquels le SPM est un handicap au quotidien. Cela peut être des progestatifs, certaines pilules oestro-progestatives, ou même des anti-dépresseurs, notamment dans les TDPM. 

 Que faire au quotidien pour soulager le SPM?  

*Réduire les sucres rapides : ils provoquent des hypoglycémies réactionnelles qui aggravent un SPM 

*Augmenter les fibres 

*Limiter le sel, qui favorise la rétention d’eau et les ballonnements 

*Limiter les excitants (café, thé, alcool) qui augmentent l’irritabilité 

*Fuir les situations stressantes qui entretiennent et favorisent les troubles psychologiques du SPM 

*Faites du sport ! Si possible orientez-vous vers des sports d’eau : la natation ou l’aquagym aide à réduire les oedèmes. Ou une activité relaxante, type yoga ou tai-chi 

Quels nutriments faut-il ajouter à votre alimentation ? 

*Le calcium : son action dans le SPM a été prouvée à des rations de 1200 mg/J, contre la dépression, la rétention d’eau, la boulimie, la fatigue et l’insomnie. 

*Le magnésium : les femmes avec SPM sont plus à risque d’avoir ou développer une carence en magnésium. Cette carence provoque (entre autres !) une baisse de la dopamine, qui augmente les syndromes prémenstruels liés à l’anxiété. On recommande 200 à 400 mg/j, en association avec la vitamine B6. 

*La vitamine B : et particulièrement la B6 justement ! C’est un cofacteur de nombreux neuromédiateurs, comme la sérotonine et la dopamine. Si on en manque, on est plus à risque de développer des troubles de l’humeur jusqu’à une dépression, ainsi qu’une rétention d’eau. Les apports journaliers doivent être de 50 à 100 mg par jour. 

*La vitamine E : elle améliore l’humeur et diminue les symptômes physiques du SPM, à des doses pouvant aller jusqu’à 600 mg/j. 

*La vitamine D : encore et toujours elle. Connue pour ses actions sur les os, on sait moins qu’une carence en vitamine D est responsable de la fameuse déprime saisonnière, et globalement d’un risque de dépression. Plusieurs études concluent qu’une supplémentation en vitamine D est une méthode efficace pour diminuer l’intensité des troubles de l’humeur associées au SMP. 

Les nutriments trouvés dans l’alimentation seront quasiment toujours bien mieux assimilés que ceux des compléments alimentaires.

 Vers quels compléments alimentaires se tourner ? 

En plus des nutriments évoqués ci-dessus, d’autres compléments peuvent soulager un SPM. 

*Certaines plantes à action “progestérone-like” et dopaminergiques : on pense au Gattilier qui a une action sur toutes les manifestations du SPM. Cette plante, l’une des plus reconnue et efficace contre les troubles hormonaux féminins, n’est cependant pas anodine et doit être prise après consultation médicale.  

*Le Gingko biloba : certaines études ont observé des effets sur l’ensemble des manifestations, physiques et psychologiques. 

*L’Alchémille vulgaire : les parties aériennes de cette plante ont un effet anti-inflammatoire recherché lors d’un SPM. 

*Le Millepertuis, la mélisse (action calmante et anxiolytique), la verveine officinale, ou encore le grémil, sont des plantes qui luttent contre la dépression et l’anxiété.  

*les acides gras oméga 6 : on pense à l’huile d’onagre et l’huile de bourrache. Les acides gamma-linolénique qu’elles contiennent agissent sur les douleurs de ventre et les douleurs mammaires.

*D’autres plantes comme la Partenelle, utilisée traditionnellement contre les migraines, ou encore le framboisier (la plante des troubles féminins), l’angélique chinoise (antispasmodiques) peuvent soulager un SPM. 

 

 

 

 

 

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louise

Pharmacien en quête de plus de naturel, je partage mes conseils santé et bien-être.

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